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Conférence #180 IEAoLu de Chantal Mouffe le 12 décembre 2017, 60mn
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Chantal Mouffe est professeur de Science Politique au Centre for the Study of Democracy à l’Université de Westminster à Londres. Elle a été enseignante et chercheure dans de nombreuses universités en Europe, Amérique du Nord et Amérique du Sud ; elle est membre correspondant du Collège International de Philosophie à Paris. Elle est l’auteur de Le Paradoxe démocratique, L’illusion du consensus (Albin Michel, 2016) et Construire un peuple, pour une radicalisation de la démocratie (éditions du Cerf, 2017). L’entrée est libre mais vous pouvez d’ores et déjà garantir votre place en vous inscrivant à cette conférence via le formulaire ci-dessous. Les mardis de l’IEAoLU sont un cycle de conférences organisé dans le cadre du partenariat de l’IEA avec le Lieu unique, chaque deuxième mardi du mois (à 18 heures) et ouvert au public (entrée libre). L’intervenant invité présente un sujet et un chercheur résident de l’IEA donne un éclairage complémentaire (en tant que « discutant »). La discussion s’engage ensuite avec le public. Chaque conférence traite, en français, d’un grand sujet de société et d’actualité ayant une forte dimension internationale. L’IEA de Nantes organise également un cycle de conférences publiques, gratuites et ouvertes à tous, retransmises sous forme de vidéos.
Entretien #123 avec Nanlai Cao
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Projet de recherche : Religion, commerce et voisinage dans la diaspora chinoise en France En tant qu’entité matérielle et expérience culturelle et politique, la Chine dépasse ses frontières locales, régionales et nationales. Cette étude explore la vie commerciale et religieuse de la diaspora marchande de Wenzhou à l’époque actuelle. Epoque dans laquelle la Chine joue un rôle manifeste dans l’économie globale. L’économie politique chinoise d’aujourd’hui se caractérise par l’importance persistante de l’État, les contingences morales et l’extension du commerce agressif. Au cours des trois dernières décennies, les marchands de Wenzhou ont prospéré grâce à leur habilité à négocier avec l’État ainsi qu’à la faveur de leur travail productif et échanges commerciaux. Leurs entreprises se sont répandues en Chine et dans le monde entier. Cependant, les ressources culturelles utilisées pour accumuler le capital initial et maintenir leurs réseaux d’affaires sont très peu étudiées. Dans ce projet, la recherche portera sur un groupe de marchands de Wenzhou qui a formé une vaste communauté chrétienne dans les frontières de la Chine, ainsi que des enclaves de migrants en France. Elle aura pour objet l’étude de leurs pratiques commerciales transnationales ainsi que la façon dont ils (re)construisent leurs identités morales et autochtones à travers les expressions idiomatiques du christianisme. Biographie Nanlai Cao est maître de conférences en science des religions à l’Université Renmin de Chine. Suite à sa licence en sociologie obtenue à l’Université de Beijing, il poursuit sa formation en sociologie des religions à l’Université Fordham aux Etats-Unis, et obtient son doctorat en anthropologie à l’Université nationale australienne. Il est actuellement membre du comité de rédaction de Sociology of Religion: A Quarterly Review (Oxford UP) et membre du conseil de la Society for the Scientific Study of Religion. Les thèmes de ses recherches concernent l’anthropologie et la sociologie des religions, les migrations transnationales et l’ethnographie urbaine. Ses dernières études de terrain explorent la complexité des dynamiques religieuses sous l’effet de la mondialisation, tout en mettant l’accent sur les réseaux religieux et commerciaux qui relient, au-delà des frontières nationales, la Chine au monde extérieur. Nanlai Cao est l’auteur de Constructing China’s Jerusalem : Christians, Power, and Place in Contemporary Wenzhou et le co-éditeur avec Sin Wen Lau de Religion and Mobility in a Globalizing Asia : New Ethnographic Explorations.
Entretien #124 avec José Emilio Burucua
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Projet de recherche : Deux livres posthumes d’Italo Calvino (Lezioni americane : sei proposte per il prossimo millennio, 1988 ; Perché leggere i classici, 1991) nous rassurent sur l’intérêt et la validité que pourrait avoir la tentative de construction d’une histoire esthétique de six idées utiles pour le xxie siècle, à savoir : humanité, finitude, beauté, vérité, pardon, espoir. Il s’agirait d’inscrire l’évolution de chaque idée à partir des objets esthétiques —les images produites par la peinture, la photographie ou le cinéma, les sons de la musique, les sons et les significations de la poésie— dans le cadre des cultures occidentales, mais sans écarter la possibilité d’explorer d’autres horizons de civilisation, comme les indostaniques et les africains étant donnée la présence de collègues spécialistes de ces domaines à l’IEA. Pour chaque idée, on a choisi (mais cela pourra évoluer au fur et à mesure des progrès du projet) un champ déterminé de la production esthétique : les images pour l’humanité et la vérité, la poésie pour la finitude et le pardon, la musique pour la beauté et l’espoir. Premiers buts à accomplir : faire, en trois ans, des expositions sur trois idées parmi les six choisies et recevoir les critiques, les coïncidences ou les réfutations que les collègues auront pu extraire de leurs propres champs d’études, i.e., la théorie et la pratique sociologique, l’anthropologie, les systèmes philosophiques et les branches anciennes et nouvelles de l’historiographie Biographie Né à Buenos Aires en 1946, José Emilio Burucua a fait des études en histoire de l’art et en histoire des sciences sous la direction d’Hector Schenone, de Carlo Del Bravo et de Paolo Rossi. Il est titulaire d’un doctorat de l’Université de Buenos Aires qu’il a obtenu en 1985. Il fut professeur titulaire d’histoire moderne dans cette même Université de 1986 à 2004. Aujourd’hui, il est professeur titulaire spécialiste des problèmes d’histoire culturelle à l’Université Nationale de San Martín. Il a été directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris en 1999, 2000 et 2005. Il a également été visiting scholar à l’Institut Getty (Los Angeles, Californie) en 2006, Gastwissenschaftler au Kunst-historisches Institut à Florence en 2007, ainsi que fellow au Wissenschaftskolleg zu Berlin en 2012-2013 et à l’IEA de Nantes 2015-2016. Invité au Collège de France en 2009 et en 2013, il y donne une série de conférences. Il est également membre titulaire de l’Académie Nationale de Beaux-Arts en Argentine, et directeur de la revue Eadem Utraque Europa, publiée par le Centre d’histoire culturelle et intellectuelle "Edith Stein" de l’Université Nationale de San Martí. Depuis le 8 novembre 2016, il est également membre de l’Académie Nationale d’Histoire (Argentine).
Entretien#118 avec Atul Dodiya
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Projet de recherche: "Méditation les yeux ouverts" Lors de sa résidence, Atul Dodiya se propose de créer une série de peintures et de dessins de petits formats sur papier. Il se livrera ainsi à une expérience ludique prenant le contre-pied de son travail actuel en atelier, par lequel il fait une exploration extrême, voire « cacophonique », d’une multitude d’images sur de grands rideaux métalliques. Très attiré par l’image des saints dans la peinture européenne et par la représentation de Krishna dans le Bhagavad Purana, cet artiste aura, pendant sa période de résidence, tout le loisir de se livrer à une longue observation méditative. Depuis quelques années, Atul Dodiya s’adonne à la création littéraire en gujarati et voit certains de ses écrits être publiés ; aussi envisage-t-il de poursuivre son travail d’écriture lors de sa résidence. Biographie Atul Dodiya est né en 1959 à Mumbai en Inde. Diplômé de l’École d’art Sir J. J. de Mumbai en 1982 et de l’École des Beaux-Arts de Paris en 1991 – 1992, Atul Dodiya est aujourd’hui considéré par beaucoup comme l’un des plus grands artistes indiens. Atul Dodiya se fait connaître dans les années 1990, grâce à sa peinture hyperréaliste représentant des scènes de vie de la classe moyenne indienne et grâce à sa série d’aquarelles consacrées au Mahatma Gandhi. Traditions picturales multiples, mots écrits, images tirées des médias et représentations de saints, légendes, éléments de l’histoire nationale, évènements politiques, traces de traumatismes ou encore aspects autobiographiques se retrouvent dans ses œuvres. Ses peintures allégoriques, réalisées sur des toiles ou sur des stores métalliques, et ses aquarelles peuvent être aussi bien agressives que poétiques. Le travail d’Atul Dodiya fait l’objet de plus de 30 expositions individuelles, en Inde comme à l’étranger. Il compte notamment une rétrospective de milieu de carrière au Centre asiatique de la Fondation du Japon de Tokyo (Japon) en 2001, une exposition individuelle au Musée Reina Sofia de Madrid (Espagne) en 2002 et au Centre d’art contemporain de Cincinnati (États-Unis) en 2013, ainsi qu’une grande exposition-bilan de son œuvre au Musée national d’art moderne (NGMA) de New Delhi (Inde) en 2013. Atul Dodiya participe à la 1ere triennale de Yokohama (Japon) en 2001, à la 51e biennale de Venise (Italie) en 2005, à la Documenta 12 de Kassel (Allemagne) en 2007, à la 7e biennale de Kwangju (Corée du Sud) en 2008, à la 3e biennale de Moscou (Russie) en 2009, à la biennale Jogia XI de Yogyakarta (Indonésie) en 2011, à la 7e triennale de la zone Asie-Pacifique (APT) de Brisbane (Australie) en 2012 et à la 1ere biennale de Kochi-Muziris (Inde) en 2012.
Entretien #120 avec Daniella Kostroun
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Projet de recherche : "La curiosité de Madeleine Hachard: réseaux d’influence et intérêts locaux dans l’Atlantique français" Madeleine Hachard faisait partie des douze Ursulines qui s’embarquèrent du port de Lorient en 1727 pour établir une mission à la Nouvelle Orléans, en Louisiane. Bien qu’elle soit encore novice, elle est néanmoins connue comme « la première femme auteure de la Louisiane» suite à la publication en 1728 des lettres qu’on lui attribue et qui décrivent le voyage des religieuses à travers l’Océan Atlantique. Ce projet de recherche révèle qu’Hachard n’en est nullement l’auteur. Ces lettres émanent en réalité d’un éditeur anonyme qui a copié et modifié les lettres authentiques de la Mère Supérieure de Hachard, Marie Tranchepain. La motivation de l’éditeur était de critiquer la moralité des supérieurs jésuites des Ursulines en parodiant des lettres rédigées par des missionnaires jésuites français qui œuvraient en Asie et dans les Amériques et publiées sous le titre de Lettres édifiantes et curieuses. En débusquant ainsi le «coupable» de la parodie de Hachard, ce projet fait la lumière sur les réseaux d’information et de pouvoir dans le monde atlantique français aux XVIIème et XVIIIème siècles. Biographie Historienne de formation, Daniella Kostroun est diplômée avec mention (Magna Cum Laude) de l’université de Cornell avant d’obtenir un master et un doctorat en histoire européenne à l’Université de Duke. Durant l’année 1999-2000, elle a bénéficié d’une bourse doctorale à l’Institut Erasmus de l’Université Notre Dame à South Bend (Indiana). L’année suivante, elle a reçu une bourse postdoctorale au Center for Seventeenth and Eighteenth-Century Studies de l’Université de Los Angeles (UCLA). C’est au sein de cet environnement collaboratif et interdisciplinaire qu’elle a commencé à développer des projets de recherche liés au monde Atlantique, en plus de son travail sur les femmes jansénistes en France. Après avoir enseigné entre 2002 et 2004 au Stonehill College à Easton (Massachusetts), elle a obtenu un poste à l’Indiana University-Purdue University (Indianapolis) où elle est actuellement Maître de conférences. Elle a été récompensée par plusieurs prix et bourses et a siégé au conseil d’administration de la Western Society for French History et du comité de rédaction des French Historical Studies.
Entretien #116 avec Marc-Henry Soulet
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Projet de recherche : "Le travail social, une activité d’auto-conceptualisation professionnelle prudentielle. Essai de modélisation d’une théorie intégrée du travail social" Ce projet se propose de reprendre systématiquement des travaux partiels et sectoriels menés jusqu’ici pour élaborer une modélisation théorique du travail social autour d’un axe pivot, la dimension prudentielle de l’activité des travailleurs sociaux. Poser que le travail social doit être entendu comme une activité prudentielle en raison des épreuves de professionnalité que l’incertitude des finalités poursuivies et des moyens à mettre en œuvre en même temps que l’ambivalence des tâches à effectuer imposent aux intervenants sociaux ne signifie pas qu’il s’agit d’une affaire personnelle marquée du sceau de la subjectivité, ni qu’il existerait en travail social une irréductibilité à toute formalisation, inhérente à la dimension (et à la nature) humaine de cette activité. Au contraire, c’est marquer la double qualité de l’activité entreprise, celle d’une exigence de justesse avec la situation et celle d’une prétention à l’universalité de la construction opérée. L’hypothèse structurante de la modélisation théorique envisagée repose sur une caractérisation de ces enjeux de professionnalité autour de quatre espaces d’interrogation (les fins, les pratiques, le contexte et la situation) dont les propriétés voisines (l’incertitude, la faible codification, l’ombre et la labilité) qui appellent à la prudence et obligent aussi à composer en situation, contraignent les travailleurs sociaux à un travail continuel d’auto-conceptualisation professionnelle de leur intervention en situation pour la rendre socialement significative et efficace. Biographie Marc-Henry Soulet est professeur ordinaire de sociologie, titulaire de la Chaire de Travail social et politiques sociales de l’Université de Fribourg en Suisse. Il est l’actuel Président de l’Association internationale des sociologues de langue française. Il est à ce titre pleinement concerné par (et engagé dans) les transformations contemporaines des sciences humaines et sociales au plan pédagogique et scientifique. Il développe ses travaux dans une triple direction : 1) l’analyse des formes concrètes d’intervention sociale et celle des transformations contemporaines de l’État social ; 2) la compréhension des mécanismes de gestion des identités discréditées et celle des modalités d’action en situation de vulnérabilité ; et 3) l’étude des formes de traitement social de la non-intégration. Il dirige la collection Res socialis chez Academic Press Fribourg où il a coordonné la publication de plusieurs ouvrages et a publié de nombreux articles dans le champ des problèmes sociaux comme sur des questions épistémologiques et méthodologiques en sciences sociales.
Entretien #114 avec Scott Levi
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Projet de recherche : "La globalisation à la frontière des Empires : l’ascension et la chute de Kokand, 1709-1876" Ce projet de recherche a pour objectif la publication du premier livre abordant pleinement les liens qui unissent l’Asie centrale et le monde globalisé au début de l’ère moderne. Cet ouvrage sera le premier écrit en anglais à déployer l’histoire du Khanat de Kokand (1799-1876), un état extrêmement dynamique qui a émergé au cours du XVIIIème siècle en Ouzbékistan dans la Vallée de Ferghana. Cette étude analyse comment les politiques mondiale et économique, les avancées technologiques, les préoccupations environnementales ont influencé la vie en Asie centrale au début de l’ère moderne et ont contribué à l’ascension comme à la chute de Kokand. Il s’agit d’illustrer l’influence qu’ont exercée les pays d’Asie centrale sur les politiques de leurs vastes voisins impériaux du pourtour eurasiatique. C’est ainsi que ce projet aspire à réhabiliter l’histoire d’une région du monde qui a longtemps été ignorée au vu de son positionnement périphérique et de son histoire qui ne semblait pas pertinente dans le contexte eurasiatique moderne. Le résultat de ce projet s’adresse à un public interdisciplinaire incluant les chercheurs et étudiants intéressés par l’histoire de l’Asie centrale, de la Russie, du Moyen-Orient, de la Chine aussi bien que par l’étude comparative des empires et par l’histoire de la mondialisation. Biographie Scott Levi est professeur associé au Centre d’histoire asiatique de l’Université d’Etat de l’Ohio. Il a obtenu son doctorat en histoire à l’Université du Wisconsin-Madison en 2000, suite à quoi il a occupé un poste de professeur invité au centre d’études eurasiatiques de l’Université d’Indiana et un poste permanent au sein de l’Université d’Illinois de l’Est et de l’Université de Louisville. En 2008, il rejoint le département d’Histoire de l’Université d’Etat de l’Ohio. Il a passé beaucoup de temps à étudier et mener des recherches en Inde, au Pakistan et en Ouzbékistan si bien qu’il a largement voyagé dans cette partie du monde. Il a été président du Central Eurasian Studies Society (CESS) et a siégé au comité de contrôle de la Fondation Soros du Central Asia Research and Teaching initiative. Il continue d’être membre du comité consultatif de la faculté internationale de l’école de sciences humaines et de sciences sociales de l’Université de Nazarbayev (à Astana, Kazakhstan). Sa recherche porte sur l’histoire sociale et économique de l’Asie centrale au début de sa période moderne.
Conférence #179 IEAoLu d’Emmanuel Dockès le 14 novembre 2017, 58mn
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Dans le cadre du cycle de conférence de la fondation Institut d’Etudes Avancées de Nantes organisé au Lieu Unique à Nantes en partenariat avec l’Agence Nationale de la Recherche, Emmanuel Dockès, Professeur à l’Université paris Nanterre, a présenté " Pour un autre code du travail ", introduit par Pierre Musso, Philosophe et membre associé de l’Institut d’Etudes Avancées de Nantes. « Le droit du travail, conquis pour l’essentiel au XXe siècle, s’est profondément affaibli dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE, depuis la fin des années 1970. La France réalise ce programme destructeur plus lentement que d’autres pays, mais avec persévérance, pugnacité même. Cet effritement commencé à la fin des années 1980 n’a quasiment pas cessé depuis. Il s’est même accéléré avec les grandes lois du précédent quinquennat et les ordonnances de l’été. Dans ce contexte, un groupe d’une vingtaine d’universitaires (le Groupe de recherche pour un autre code du travail, GR-PACT), convaincu de la nécessité d’un droit du travail digne de ce nom a rédigé une Proposition de code du travail (Dalloz, mars 2017) progressiste. Cette proposition est quatre fois plus courte que la partie législative actuelle. Adaptée à la réalité de notre temps, elle prévoit de profondes réformes dans tous les domaines du droit du travail. »
Entretien #111 avec Luis Chaves
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Projet de recherche : "L’été avant que tout n’arrive" Le premier roman de Luis Chaves était une autofiction qui laissait des éléments en suspens. Son projet de recherche consiste à repartir de ces ouvertures pour créer un second roman. Pour cela, il applique une méthodologie d’écriture qui l’amène à travailler sur la matière brute de ce deuxième roman avant d’en retirer des idées. Cette matière brute rassemble des croquis, des collectes de notes, des photographies, des collages poétiques, des conversations entendues dans les transports en commun et des extraits de discussions. Ce deuxième roman est basé sur une expérience personnelle qui sera par la suite traitée comme de la fiction. Il y soulève des questions sur les notions d’identité, d’appartenance à un lieu et la logique intérieure du voyage confrontée à l’idée d’échapper à quelque chose Biographie Luis Chaves est poète, romancier, chroniqueur et traducteur. Ses livres ont été publiés au Costa Rica, au Mexique, en Argentine, en Espagne, en Allemagne, en Italie et en Slovénie. En 1997, son livre Los animales que imaginamos a reçu le prix de poésie Sor Juana Inés de la Cruz au Mexique. En 2005, son livre Chan Marshall a été récompensé du prix de poésie Fray Luis de León en Espagne. En 2012, La máquina de hacer niebla a remporté le prix national de poésie du Ministère de la culture du Costa Rica. Sa nouvelle Salvapantallas a récemment été publiée par la prestigieuse maison d’édition espagnole Seix Barral. En 2003, la traduction italienne de ses poèmes (par Raffaella Raganella) a gagné le prix international remis par la Fondation Cassa di Risparmio de Ascoli Piceno. La maison d’édition Hochroth Verlag a publié deux traductions en allemand (par Timo Berger) : Das Foto (2012) et Hier drunter liegt was Besseres (2013). Les traductions en anglais (par Julia Guez et Samantha Zighelboim) ont fait partie du numéro d’octobre 2015 du célèbre magazine Poetry, ainsi que des collections poétiques et du journal Circumference du Pen American Center. En 2011, Luis Chaves a reçu le prix “Jean-Jacques Rousseau” de l’Akademie Schloss Stuttgart en Allemagne. En 2015, il a été membre du programme DAAD des artistes en résidence à Berlin.
Entretien avec Claude Riveline, particpant du groupe de réflexion du projet Etat/Entreprise
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Entretien avec Claude Riveline Interview de Claude Riveline, dans le cadre du colloque " Les métamorphoses des relations Etat/Entreprise " sur le thème : " Les mille visages de l’Etat. Analyse par les quatre niveaux. " "L’Entreprise contre l’Etat ?" de Pierre Musso Dans le cadre de sa résidence à l’Institut en tant que membre associé, Pierre MUSSO a mené un premier cycle d’un séminaire pluriannuel d’un groupe de réflexion qui s’est réuni à plusieurs reprises à Nantes et à Paris autour des métamorphoses relations de l’Etat et de l’Entreprise. Cette publication qui sortira le 21 septembre prochain aux éditions Manucius est issu d’un séminaire et d’un colloque public qui s’est déroulé les 7 et 8 décembre 2016. Résumé de l’ouvrage: Les relations de l’Etat et de l’Entreprise se métamorphosent. Considérer sur le long terme et d’un point de vue anthropologique, comme une institution, l’Entreprise semble imposer sa vision et sa normativité managériale à l’Etat.Elle domine l’économie et l’innovation technologique et étend son emprise dans les domaines culturel et politique. «L’Entreprise pense, l’Etat dé-pense », pourrait-on résumer. En France, l’Etat semble sacralisé, même s’il tend à s’affaiblir, et la grande Entreprise est plutôt l’objet de critiques ou de passions contrastées alors qu’elle tend à se renforcer à l’échelle mondiale. L’Etat et l’Entreprise sont producteurs de cultures, de signes, de rites, de symboles, de concepts et de représentations sociales. D’un côté, l’Etat a des missions étendues et incarne « l’intérêt général », le service public, la nation ou la justice, de l’autre l’Entreprise défend l’efficacité, le profit et la production de biens et services. Mais l’entreprise est-elle même une institution ou une organisation, ou tout simplement l’exercice d’une liberté, celle d’entreprendre ? C’est à ces problématiques que et ouvrage élaboré dans le cadre des séminaires de l’Institut d’études avancées de Nantes, par un collectif de chercheurs de diverses disciplines, des responsables d’entreprises privées ou publiques et des hauts fonctionnaires, tente de répondre. Ouvrage conçu sous la direction de Pierre Musso avec la participation de Marc Chopplet, Pascal Daloz, Corine Eyraud, Pascal Feillard, Jacques Fournier, Jean-Christophe Gracia, Samuel Jubé, Thibault Le Texier, Romain Laufer, Pierre Musso, Jean Peyrelevade, Baptiste Rappin, Claude Riveline, Jean-Philippe Robé, Alain Supiot, Arnaud Teyssier et Michel Volle.