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279 résultat(s)
Conférence #191 - Université d’Eté - Session 3
Vidéo | Conférences
En partenariat avec l’université de Nantes et la Casa de Velazquez se déroulera au Château du 25 au 28 juin et interrogera l’usage qui a été fait à travers le temps, en fonction des lieux et des contextes, du mot "esclavage" autour des spécialistes des mondes africain, américain et européen en résidence à l’IEA de Nantes.
Conférence #190 - Université d’Eté - Session 2
Vidéo | Conférences
En partenariat avec l’université de Nantes et la Casa de Velazquez se déroulera au Château du 25 au 28 juin et interrogera l’usage qui a été fait à travers le temps, en fonction des lieux et des contextes, du mot "esclavage" autour des spécialistes des mondes africain, américain et européen en résidence à l’IEA de Nantes.
Conférence #189 - Université d’Eté - Session 1
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En partenariat avec l’université de Nantes et la Casa de Velazquez se déroulera au Château du 25 au 28 juin et interrogera l’usage qui a été fait à travers le temps, en fonction des lieux et des contextes, du mot "esclavage" autour des spécialistes des mondes africain, américain et européen en résidence à l’IEA de Nantes.
Entretien #145 avec Souleymane Bachir Diagne
Vidéo | Entretiens
Projet de recherche : Scènes de traduction Il s’agit de montrer que la traduction est création de réciprocité, y compris dans les situations d’asymétrie et de domination comme l’espace colonial. Certes, la traduction manifeste le plus souvent entre les langues une relation de profonde inégalité mais il faut aussi s’aviser que la meilleure réponse à la domination linguistique, à la division en langues impériales et langues subalternes ou dominées, c’est encore la traduction. Ainsi étudiera-t-on en particulier le rôle des « interprètes de l’administration coloniale », ces intermédiaires qui souvent sont aussi devenus des traducteurs de cultures et de littératures orales dans la langue impériale montrant ainsi la valeur de savoir penser et créer de langue à langue. La transformation du statut d’interprète, de simple truchement en la position de traducteur, est un développement important qui sera objet de réflexion. La seconde scène de traduction sera l’espace religieux dans lequel les langues se distribuent entre langues sacrées et langues profanes. Il s’agira ici de s’interroger sur les questions (théologiques, philosophiques, politiques) que pose l’acte de traduire, horizontalement pour ainsi dire, d’une langue proclamée sacrée dans d’autres langues humaines, la parole divine qui se sera elle-même déjà traduite, verticalement, dans les mots humains. La troisième scène de traduction concernera ce que l’on convient d’appeler les « Timbuktu Studies », qui font référence, dans l’Ouest africain, à une tradition d’érudition écrite qui remet en question la définition essentialiste et réductrice des cultures africaines à l’oralité. Elle met en lumière également l’importance des clercs musulmans que l’on a appelés « les intellectuels non europhones ». L’étude de la tradition d’étude qu’ils ont établie dans des centres intellectuels dont le plus connu est Tombouctou permettra de poser également la question du devenir philosophique des langues africaines par la traduction. Autour de ce projet, en fonction des différents axes, les résidents ainsi que des chercheurs invités partageront des réflexions qui pourront conduire à la publication d’un volume collectif sur les Scènes de traduction que voilà. Biographie Souleymane Bachir Diagne est ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure. Agrégé de philosophie (en 1978), il obtient en 1988 son doctorat d’Etat en philosophie de l’Université Paris Sorbonne. Avant de rejoindre l’Université Columbia à New York en 2008, il a enseigné vingt ans la philosophie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal, puis huit ans à l’Université Northwestern, à Chicago. Ses recherches et ses enseignements portent sur l’histoire de la logique mathématique, l’histoire de la philosophie, la philosophie islamique, ainsi que les questions de littérature et de philosophie en Afrique. Son livre Bergson postcolonial. L’élan vital dans la pensée de Senghor et de Mohamed Iqbal a été couronné en 2011 par le prix Dagnan-Bouveret de l’Académie des sciences morales et politiques, l’année où il a également obtenu le prix Edouard Glissant de l’Université Paris VIII pour l’ensemble de son travail. Ses publications les plus récentes sont : L’encre des savants. Réflexions sur la philosophie en Afrique ; Comment Philosopher en islam, Paris ; Philosopher en islam et en christianisme (avec Philippe Cappelle-Dumont).
Rencontres scientifiques 2017-2018
Document | Publications
Cette publication reprend les temps forts qui ont jalonné l’année 2017-2018. Vous y retrouverez les réflexions et les échanges qui sont nés au sein de cette petite communauté de chercheurs mais vous y découvrirez surtout les rencontres et les collaborations qui ont germé et se sont développées l’année durant avec l’ensemble des partenaires de l’institut.
Entretien #144 avec Suleiman Mourad
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Projet de recherche : Violence et non-violence dans les pratiques et les textes fondateurs de l’Islam Le débat actuel sur la question de savoir si l’Islam autorise ou prohibe la violence est imprégné de controverses politiques et religieuses, et a façonné le débat public sur l’Islam à tout point de vue. On ne peut contester que les Musulmans qui commentent des violences de nature religieuse ou politique, trouvent légitimité et approbation dans un large ensemble de textes historiques et religieux ainsi que dans des pratiques religieuses historiques. Il existe également une tradition de non-violence, qui parcourt toute l’histoire de l’Islam et qui se manifeste dans un riche héritage marqué par une diversité et une tolérance religieuse et idéologique au sein de la communauté musulmane et entre les Musulmans et les non-Musulmans. Ces deux traditions ont été regardées comme opposées et exprimant des visions du monde contraires. Je plaide pour un abandon de cette structure binaire du problème : soit l’islam est violent, soit l’islam est non-violent, cette forme de l’Islam est non-violente, celle-là est violente, etc. Au contraire, mon projet de recherche vise à étudier la violence et la non-violence en Islam en tant que miroir d’un conflit non résolu tant par les textes fondateurs (à savoir, le Coran, le Hadith de Mohammed, etc.) que dans les traditions et les pratiques formées historiquement. L’objectif poursuivi par cette recherche est de saisir la nature et la logique de cette lutte, et les façons dont elle a agi sur les pratiques violentes et non-violentes mises en œuvre par les Musulmans. Précédent projet de recherche (résidence 2012-2013) : "La radicalisation de l’idéologie du djihad dans la Syrie des Croisés : Fanatisme religieux ou manipulation politique ?" Ce projet de recherche vise à analyser un certain nombre d’œuvres produites sur le jihad en Syrie au cours de la période des Croisades, et qui n’ont pas été utilisées dans les études universitaires modernes sur la réponse des musulmans aux Croisades ou au djihad dans l’islam. Le projet se décline en quatre temps : tout d’abord, il s’agira d’étudier ces œuvres, analyser leurs introductions et les grands thèmes qu’elles couvrent, puis déterminer l’image du djihad dont elles font la promotion. Dans un deuxième temps, il sera intéressant d’examiner l’implication des dirigeants dans le financement et la promotion de ces œuvres. Troisièmement, il sera question des savants qui les ont produites, pour déterminer ce qui les a influencés et comment leurs œuvres sur le jihad ont influencé les savants ultérieurs. Quatrièmement, une enquête sera menée sur les manœuvres des dirigeants musulmans qui ont poursuivi des ouvertures diplomatiques avec les chefs locaux des Croisés et des Européens tout en soutenant activement des érudits qui ont rédigé et diffusé des visions militantes du djihad contre les Croisés et les autres musulmans.
Entretien #143 avec Esha Shah
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Projet de recherche : Le Moi et le Politique. Histoire du mouvement social contre la construction des grands barrages Au cours des trois dernières décennies, le mouvement social contre la construction d’un grand barrage sur la rivière Narmada en Inde, a puissamment mis en cause le concept de développement adopté après l’indépendance. Ce mouvement est dans l’histoire récente de l’Inde probablement l’un des plus importants mouvements de contestation des idées politiques et sociales. Le projet vise l’écriture d’une histoire de ce mouvement social à travers le prisme de la subjectivité des femmes, intellectuelles et activistes, qui se sont les premières engagées dans cette lutte. L’histoire de ce mouvement social mettra au premier plan la constitution de ces citoyennes militantes en « sujets agissant » qui apportent leur force, leur savoir et leur enthousiasme à ce mouvement, conduisant ainsi à infléchir significativement les politiques de construction des grands barrages, non seulement en Inde, mais également à l’échelle internationale. La méthode d’analyse adoptée dans la recherche est celle d’une enquête généalogique — une histoire critique du présent. Elle permettra d’interpréter de manière réflexive les processus, les événements et les idées qui sous-tendent les pratiques dissidentes, et elle mettra en lumière comment les pratiques et les acteurs institutionnels à la base du mouvement social ont émergé des luttes, des conflits et des alliances, ainsi que des contradictions qui impliquent les sujets agissant dans leurs dimensions intrapsychique et intersubjective. Biographie Esha Shah a d’abord reçu une formation d’ingénieur, avant de se tourner par choix professionnel et par autoapprentissage vers l’anthropologie et l’histoire des sciences et des techniques. Après un doctorat obtenu à l’Université de Wageningen, Pays-Bas, elle a mené des recherches en histoire et en anthropologie des techniques en Inde sur la fracture entre modernité et démocratie. Plus récemment, elle a entrepris des recherches sur comment la subjectivité humaine se rapporte à différents modes de rationalité, notamment à l’objectivité scientifique. Elle a occupé des postes d’enseignant et de chercheur à l’Institute of Social and Economic Change (ISEC) de Bangalore, à l’Institute of Development Studies (IDS) de l’Université du Sussex, Royaume-uni, et à la Faculté des arts et des sciences sociales de l’Université de Maastricht, Pays-Bas. Résidente entre 2013 et 2015 à l’Institut indien d’études avancées à Simla, elle travaille à la rédaction d’une monographie ayant pour objectif de fournir une réinterprétation de l’histoire du réductionnisme en génétique au cours du vingtième siècle, sous l’angle subjectif de biographies des pionniers de la discipline. En janvier 2017, elle rejoint, en tant que professeur assistant, la Faculté des sciences environnementales de l’Université de Wageningen, Pays-Bas.
Entretien #141 avec Marija Bartl
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Projet de recherche : La création de marchés au-delà de l’État : les enjeux politiques du droit et de la connaissance Ce projet a pour objectif d’élucider un paradoxe central dans le processus de la transnationalisation des marchés. Dans les démocraties libérales, les marchés sont politiques « all the way down ». Cependant, au-delà de l’État, nous voyons des marchés transnationaux, largement dépolitisés, limités du point de vue de la subjectivité politique (qui sont les acteurs ?), du pouvoir des gouvernants (quel est le rôle des experts ?) mais aussi des moyens disponibles pour réguler ces marchés (par exemple, l’insuffisance de redistribution). Comment pouvons-nous expliquer l’intégration imminente des marchés transnationaux dépolitisés —un projet qui serait largement inimaginable à l’intérieure des frontières des États nationaux ? Prenant appui sur les récents efforts en vue de créer des marchés transnationaux entre l’Union européenne d’une part, et le Canada et les États-Unis d’autre part, la recherche analysera comment la co-production du droit et de la connaissance sert à légitimer et à naturaliser les marchés transnationaux dépolitisés. Biographie Marija Bartl est professeure associée à la Faculté de droit de l’Université d’Amsterdam, et chercheur associé au projet The Architecture of Post-National Rulemaking. Elle a soutenu sa thèse de doctorat à l’Institut universitaire européen de Florence. Ses recherches actuelles se concentrent sur les relations entre la démocratie, l’expertise et l’intégration des marchés. Récemment, Marija Bartl a obtenu, à titre individuel, un soutien financier du programme VENI pour son projet Bringing Democracy to Markets : TIIP and the Politics of Knowledge in Postnational Governance. Dans ce projet, elle explore les relations ténues entre la démocratie, la production de connaissances et la création des marchés dans le contexte des négociations pour le commerce transatlantique.
Entretien #134 avec Sofian Merabet
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Projet de recherche : Au-delà des frontières du plaisir et de la violence : une nouvelle histoire sociale de la sexualité à Beyrouth Ce projet interdisciplinaire se concentre sur l’ancien Hôtel Carlton à Beyrouth, lieu central de plaisir et de violence dans la capitale libanaise pendant près de cinquante ans. D’un point de vue méthodologique, le projet s’appuie sur l’anthropologie, l’histoire et la littérature. Le projet est une biographie partiellement romancée du Carlton qui est basée sur l’examen des dossiers administratifs et personnels ainsi que sur des entretiens ethnographiques. Cette approche permet une évaluation de l’hôtel d’un point de vue intime, destinée à fournir une nouvelle histoire sociale de la sexualité au Liban qui prête une attention particulière aux constituants sociaux, politiques et religieux de la capitale du pays. Biographie Formé en anthropologie socioculturelle, Sofiane Merabet est spécialiste du Moyen-Orient moderne (en particulier du Liban et de la Syrie) et du monde musulman dans son ensemble, y compris les communautés d’immigrés musulmans en Europe et la diaspora arabe en Amérique du Sud (notamment en Argentine). Sa recherche interdisciplinaire analyse la géographie humaine des formations d’identité queer et la production sociale de l’espace queer, en tant que caractéristiques constitutives des relations de classe, de religion et de genre. Ses recherches s’appuient sur des méthodes et des approches comparatives allant de l’histoire religieuse et culturelle à la politique de la sexualité. Après l’obtention d’un doctorat en anthropologie de l’Université de Columbia à New York, Sofian Merabet a enseigné à l’Université Américaine de Beyrouth, à l’Université de Louisville et à l’Université de New York. Depuis 2009, il est membre du Département d’anthropologie de l’Université du Texas à Austin.
Entretien #142 avec Griselda Gaiada
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Projet de recherche : Leibniz et le « problème philosophique de la guerre » La recherche portera sur les deux principaux courants de la philosophie de la guerre, à savoir la théorie de la guerre juste et la théorie de la guerre-source. À rebours de la théorie selon laquelle la guerre fonde le droit, le but de cette recherche est de reprendre la réflexion moderne sur la justification de la guerre, plus particulièrement sur certains outils conceptuels qui découlent de la pensée de Leibniz, afin d’envisager certains problèmes contemporains. Dans ce cadre, trois genres de guerre seront envisagés : la guerre entre États, l’intervention humanitaire armée et le terrorisme. La puissance de la pensée de Leibniz s’avère particulièrement utile : premièrement, sa distinction des trois degrés du droit naturel (surtout le droit strict et l’équité) permet de trouver des critères pour justifier ou pour condamner certaines guerres ; deuxièmement, sa réflexion sur les modalités déontiques permet d’établir un schéma formel pour classer les conflits entre guerres justifiables, injustifiées, justifiées et non obligatoires. Biographie Griselda Gaiada est docteure en philosophie de l’Université Nationale de La Plata (UNLP), Argentine. Elle travaille comme Ayudante Diplomado Ordinario en épistémologie à la Faculté de psychologie de l’UNLP. Elle est chercheuse associée au Centre d’histoire des systèmes de pensée moderne (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et au Centre de recherche en philosophie à Buenos Aires. Ses recherches abordent des sujets métaphysiques, épistémologiques, juridiques et moraux de la pensée moderne et contemporaine, et portent un intérêt particulier à la pensée de Leibniz. Auteure de plusieurs articles, recensions et traductions, Griselda Gaiada a récemment publié un livre intitulé Deo volente. El estatus de la voluntad divina en la Teodicea de Leibniz (Comares, 2015). En juillet 2016, sa thèse de doctorat a reçu le prix “VGH für hervorragende Leibniz-dissertationen”, attribué par l’Université Gottfried Wilhelm Leibniz de Hanovre et la Gottfried-Wilhelm-Leibniz-Gesellschaft.