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227 résultat(s)
Entretien #4 avec Bin Li
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Projet de recherche : « La contribution du droit chinois à la synergie entre droits de l’homme et droit du commerce dans le contexte de l’internationalisation du droit : une recherche au regard de la protection du droit de propriété » La promulgation de la loi sur les biens en 2007 est un événement important de la construction du système juridique chinois. L’acceptation des instruments juridiques internationaux relatifs à la garantie des investissements étrangers, ainsi qu’à la protection des droits de propriété intellectuelle précède la formation du droit interne en matière de propriété. L’aménagement de la mise en œuvre des garanties constitutionnelles et législatives par l’intégration des normes internationales économiques, mais aussi celles des droits de l’homme, pour le renforcement du droit de propriété dans l’ordre juridique interne conduirait à démanteler le cloisonnement entre commerce et droits de l’homme. Partant d’un esprit de synergie entre droit du commerce et droit des droits de l’homme, ainsi qu’entre droit interne et droit international, la recherche vise à découvrir la dynamique du droit et la contribution du droit chinois dans ce processus d’harmonisation du droit autour des valeurs communes.
Entretien #3 avec Ana-Maria Zahariade
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« Hommage à Vitruve : enquête sur l’héritage esthétique dans la théorie de l’architecture » Le projet a pris forme en partant de deux directions. D’une part, il est lié à une recherche plus large sur l’élaboration théorique du beau dans les traités d’architecture. Plus que d’autres théories de l’art, ces traités présentent une inertie étonnante à cet égard ; ils restent figés dans une structure rigide, où un « registre esthétique » expose une conception plutôt unilatérale. Cette étroitesse théorique - que ma recherche tente d’interroger - peut être soupçonnée, non sans raisons, de tributaire de l’antique De Architectura Libri decem de Vitruve, référence incontournable dès la Renaissance. Peut-on vraiment tenir Vitruve pour responsable du manque de souplesse qui caractérise la théorisation du beau en architecture ? Cette question a acquis une relative autonomie à l’intérieur de la recherche. Plus je relis les Dix livres, plus les idées de Vitruve sur la beauté architecturale me semblent plus riches, plus souples et plus architecturales que leur postérité ; le Vitruve de l’antiquité semble diffèrent du Vitruve que les théoriciens qui l’on suivi ont voulu voir en lui. Du point de vue de l’architecte, je poursuis l’hypothèse que, dans une certaine mesure, les dix livres ont été lus, traduits et interprétés en utilisant en quelque sorte, « une clé » impropre aux intentions de leur auteur : certaines idées ont été déformées, d’autres oubliées, des ambiguïtés ont été transformées en normes, des doutes en certitudes... ; d’autres ont fleuri de manière inattendue... La tentative de voir la beauté architecturale « par ses yeux » est l’hommage que je souhaiterais rendre à Vitruve. Ainsi, j’espère que les deux directions menant à la recherche du beau dans la théorie de l’architecture pourraient se compléter réciproquement. Peut être, cela servirai aussi au discours contemporain, qui a presque banni le beau de son vocabulaire. Est-ce qu’il a réellement perdu toute actualité en architecture ?
Entretien #2 avec Alonso Barros
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Projet de recherche : « Propriétés cachées: les personnes, la mort et les masques juridiques en Amérique du Sud » « Rappelons-nous la fameuse déclaration d’Albert Camus « la propriété c’est la mort »: je tiens à explorer et à écrire sur ce que nous devons aux morts en termes de propriétés, telles que produites par les gouvernements chiliens et français légalement institués au cours du 19ème siècle, dans le contexte des guerres et des conflits d’après-guerre sud-américains, des réparations et des compensations, et entreprises au nom des Français et autres ressortissants européens. Je cherche à comprendre et à expliquer la chromatographie de l’inégalité à l’œuvre en Amérique latine et affichée dans les discours sur la propriété, surtout quand ils se réfèrent à des processus de racialisation (post) coloniale - encore effectivement relayés par le biais des médias nationaux dans tous les pays concernés, et pouvant entrainer la guerre. Ce qui nous mène à l’époque actuelle de troubles internationaux aux frontières et de xénophobie partagée dans le cône sud. »
Entretien #1 avec Ahmed Ben Naoum
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Projet de recherche : « L’institution imaginaire de la société en Afrique du Nord-ouest : la parole des femmes et sur les femmes au coeur des systèmes symboliques instituants » La construction des objets de cette recherche concerne l’une des questions majeures de l’institution des sociétés d’islam depuis le Moyen Âge à nos jours : « au cœur des sociétés » (M. Sahlins), est le statut non de la femme ou des femmes mais bien des systèmes symboliques qui fondent, légitiment et instituent les relations entre les femmes et les hommes. Les sociétés structurées dans et par la différence, la domination et l’inégalité, inscrivent au principe même de leur existence et de leur reproduction le pouvoir et la puissance (P. Clastres et L. Marin), mais aussi la résistance, le contournement, l’évitement et le retournement de la puissance et du pouvoir contre leur source. Les récits (mythes, contes, gestes et récits hagiographiques) qui font la matière première des travaux d’analyse, peuvent être travaillés de manière formaliste pour en dégager les logiques ou les cohérences internes. Ce travail se fera seulement comme étape vers l’analyse proprement socio-anthropologique. Cette dernière - dont la source est la vie même du chercheur et l’« immersion » dans les groupes sociaux qui le reçoivent périodiquement, mais de manière irrégulière et depuis au moins une trentaine d’années - est développée dans le souci constant de mettre en rapport permanent la parole vive des femmes et des hommes sur leurs relations réciproques. C’est alors qu’apparaît l’insoupçonnable importance du rapport au corps propre et aux kinésiques, à l’appropriation de l’espace et au procès de territorialisation domestiques et sociétaux. La voix supposée inaudible des femmes est, au contraire, assourdissante : structurant l’espace et le temps, la reproduction de la société, comme les rituels et les rythmes économiques et politiques, elle ordonne les différences et les inégalités et maintient une tension symbolique constante entre, d’une part, les pouvoirs qui s’exercent sur les femmes et qui les soumettent et, d’autre part, les contre pouvoirs des femmes qui réduisent la domination ou la font imploser. Le travail est à la fois une critique des théories de la domination unilatérale des femmes par les hommes et une construction de questionnements nouveaux sur la base de l’analyse de « textes » vocaux originaux de femmes et sur les femmes.
Rencontres scientifiques 2016-2017
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Découvrez l’ensemble des activités scientifiques de l’IEA pour l’année 2016-2017
Annuaire des résidents 2017-2018
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Retrouvez l’ensemble des résidents de la promotion 2017-2018.
Exposition " Escale Nantaise " par Sara Keller à l’Institut d’Etudes Avancées de Nantes
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Historienne et archéologue du bâti formée en France et en Allemagne, Sara Keller a mené des recherches pluridisciplinaires portant sur les monuments et les structures urbaines historiques en tant que source d’information pour l’étude des contextes socio-culturels pluriels. Au cours de son séjour de recherche à L’Institut, Sara Keller est partie à la découverte de la ville de Nantes qu’elle a explorée pinceaux à la main. Aujourd’hui, c’est donc en tant qu’artiste qu’elle expose ses aquarelles au Passage Sainte-Croix à Nantes du samedi 7 octobre au samedi 21 octobre sous le titre Escale Nantaise, dans le cadre d’un nouveau partenariat entre le Passage et l’Institut d’études avancées : « Escale Nantaise présente le carnet exploratoire d’un chercheur en sciences humaines et sociales de passage à Nantes. Pour quoi chercher ? Pourquoi à Nantes ? L’exposition « Escale Nantaise » vous invite à découvrir en image le récit de Sara Keller et à (re)visiter l’histoire de Nantes à travers ses aquarelles qui posent un regard tendre et léger sur l’esprit ouvert et bouillonnant de la ville. Pour cette seconde édition, l’exposition est enrichie d’un master objet, « La Châsse à Nantes », écho d’une réflexion sur l’identité nantaise. L’installation, haute en couleurs et en lumière, donne la voix au public. »
Entretien #103 avec Gabriel Said Reynolds
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Projet de recherche : "Un Dieu de vengeance et de miséricorde : Sur la théologie coranique en relation avec les traditions juive et chrétienne " Il a été fait grand cas de la rhétorique du Coran sur le châtiment divin. Dans plusieurs chapitres (« sourates »), notamment 7, 11 et 26, le Coran relate une série de récits dans lesquels Dieu détruit un peuple qui refuse d’écouter les prophètes qui lui sont envoyés. Par endroits, le Coran souligne la nature vengeresse de Dieu, l’appelant « le détenteur du châtiment » (dhū al-intiqām) et le montrant « prompt à juger » (sarīʿ al-ḥisāb). Parallèlement, le Coran montre aussi un Dieu miséricordieux et compatissant (al-raḥmān al-raḥīm) et décrit que sa « miséricorde embrasse toute chose » (7:156). Ce projet de recherche consiste à examiner la juxtaposition de la miséricorde et de la vengeance dans le Coran à la lumière des littératures juive pré-coranique et chrétienne. Il s’agit d’illustrer comment une telle juxtaposition n’est pas spécifique au Coran. En effet, dans Exode (34 :6-7), Dieu est « lent à la colère » et pourtant il « ne laisse rien impuni ». De même, les Pères syriaques mettent l’accent sur la miséricorde de Dieu qui se manifeste dans le sacrifice de la crucifixion tout en soulignant que Dieu punira ceux qui ont rejeté le Christ. Ce projet examine les éléments bibliques sous-jacents qui peuvent être trouvés dans le Coran afin d’ancrer la juxtaposition entre miséricorde et vengeance dans un débat plus large qui fait le lien entre les différentes traditions religieuses. Biographie Gabriel Said Reynolds mène ses recherches sur le Coran et sur les relations entre musulmans et chrétiens. Il est professeur en islamologie et théologie au Département de théologie de Notre Dame, aux Etats-Unis. Il y dispense des cours de théologie sur les origines musulmanes et sur les relations entre chrétiens et musulmans. Il est l’auteur de The Qur’ān and Its Biblical Subtext (Routledge, 2010) et The Emergence of Islam (Fortress, 2012). Il a traduit ʿAbd al-Jabbar’s Critique of Christian Origins (BYU, 2008). Il est le rédacteur de The Qur’ān in Its Historical Context (Routledge, 2008) et de New Perspectives on the Qur’ān : The Qur’ān in Its Historical Context 2 (Routledge, 2011). En 2012-2013, le professeur Reynolds a codirigé avec Mehdi Azaiez “The Qurʾān Seminar”, un projet collaboratif d’un an visant à encourager le dialogue entre universitaires du Coran. Il est actuellement président du conseil d’administration de l’Association internationale des études coraniques (IQSA). Il travaille également à la publication de son ouvrage (Yale University Press) abordant le Coran à la lumière de la tradition biblique.
Entretien #102 avec Alfonsina Bellio
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Alfonsina Bellio propose un projet visant à analyser les phénomènes de médiumnité et de voyance qui caractérisaient certaines couches de la population, féminine dans la majorité des cas, en Italie du Sud. En Calabre, le domaine religieux a rapidement changé si bien que la réalité contemporaine s’est complexifiée. En effet, elle oscille continuellement entre la mémoire de la civilisation paysanne et l’abandon de ce passé. De même, la réalité fluctue entre l’action d’instruction ecclésiastique et la diffusion de nouveaux mouvements religieux. Une vision globale du modèle contemporain de la prophétie, la voyance et la médiumnité calabraises, de leurs enjeux, leurs transformations et leur articulation, regorge d’une telle richesse qu’une pluralité d’approches interprétatives est nécessaire pour l’appréhender. Il s’agit de chercher à comprendre les dynamiques de la croyance et des formes institutionnelles que peuvent revêtir la culture et l’autorité religieuses. En parallèle, l’accent est mis sur les formations de nouveaux codes culturels au prisme des formes d’intermédiation avec le surnaturel. Alfonsina Bellio est anthropologue et coreprésentante des chercheurs postdoctoraux du Groupe Sociétés, Religions, Laïcités GSRL-Paris (EPHE-CNRS). Elle est co-responsable du séminaire de recherche « Religion et politique : la matière de l’Apocalyse » à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et également chargée d’enseignement en anthropologie de l’Europe à l’Université de Bordeaux et de sociologie des religions à l’Université Catholique de l’Ouest d’Angers. C’est sous la direction de Daniel Fabre qu’elle a obtenu son diplôme de Master en anthropologie sociale et historique de l’Europe à l’EHESS. Elle a ensuite soutenu sa thèse de doctorat en anthropologie et littérature à l’Université de Cosenza (Italie). Lauréate de différentes bourses postdoctorales ainsi que du programme « Research in Paris », elle a bénéficié d’une bourse de la Mairie de Paris durant l’année 2012-2013. Elle a mené ses recherches et enseigné auprès de diverses institutions et organismes de recherche, parmi lesquels : le Département de sciences humaines de l’Université de Calabre, mais aussi le Ministère italien des biens et des activités culturels ainsi que la Surintendance pour le patrimoine historique, artistique et ethno-anthropologique de Calabre et l’Université de Milan. Elle est également responsable du dossier Giuseppe Pitrè pour la Base d’études et de recherches sur l’organisation des savoirs ethnographiques (BÉROSE) et secrétaire du Réseau de Coopération Scientifique et Technique du Conseil de l’Europe, FER EURETHNO. Les résultats de ses travaux ont été présentés dans de nombreux colloques scientifiques internationaux (Italie, France, Roumanie, Russie, Serbie, Bulgarie, Lituanie, Belgique, Portugal, Espagne, Croatie, Allemagne, Canada).
Entretien #101 avec François Dingremont
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Projet de recherche : "Malentendus philosophiques autour du mythe d’Ulysse " Ce projet de recherche questionne un certain nombre de parti-pris, créateurs de malentendus, concernant l’interprétation philosophique du mythe d’Ulysse. Ulysse symbolise en effet deux manières de concevoir le rapport de l’homme à la Raison. Selon une première conception, Ulysse est perçu comme un véritable héros, un voyageur et un apprenti philosophe. Il incarne ainsi une facette humaniste de la Raison, alors synonyme d’émancipation vis-à-vis d’un contexte mythique. Refusant l’immortalité offerte par Calypso, il fait le choix de s’affranchir de toute dépendance vis-à-vis des dieux. L’Odyssée serait une épopée philosophique narrant les épreuves que ce choix oblige à endurer. Selon une seconde conception, Ulysse est le héros négatif d’une Raison instrumentale triomphante uniquement motivée par sa survie et donc violente vis-à-vis de son entourage social et symbolique. Ces deux options interprétatives sont sources de malentendus car elles postulent que la signification de la Raison est la même que dans l’imaginaire homérique. Rien pourtant dans l’Odyssée ne correspond à ce que Conche, Ferry, mais aussi Adorno et Horkheimer appellent Raison. Ces définitions sont héritières d’une conception dualiste de la culture. Elles ne correspondent pas à la dualité de la pensée homérique qui, loin d’établir des distinctions irréductibles, des hiérarchies (mythe vs raison ; religieux vs séculier ; soi vs autre ; tradition vs modernité), institue une bipolarité où la clarté, la recherche de repères stables, d’un équilibre du kosmos, ne s’envisage pas sans l’opacité, vecteur de confusion, constitutive de toute forme d’identité. C’est ainsi que nous interprétons l’identité polytropique, opaque, ondoyante, d’Ulysse, sa mètis. Une étude de l’intelligence ulysséenne de la crise - puisque l’épopée est une littérature de la crise - nous renseignera donc moins sur le « Miracle grec », vu comme l’éveil ou le triomphe d’une Raison proto-dualiste, que sur l’attachement grec à édifier et entretenir leur propre opacité. Opacité, qui loin d’apparaître comme le voile que la Raison a pour mission de lever, est posée comme une valeur esthétique, anthropologique et ontologique.