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Entretien #111 avec Luis Chaves
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Projet de recherche : "L’été avant que tout n’arrive" Le premier roman de Luis Chaves était une autofiction qui laissait des éléments en suspens. Son projet de recherche consiste à repartir de ces ouvertures pour créer un second roman. Pour cela, il applique une méthodologie d’écriture qui l’amène à travailler sur la matière brute de ce deuxième roman avant d’en retirer des idées. Cette matière brute rassemble des croquis, des collectes de notes, des photographies, des collages poétiques, des conversations entendues dans les transports en commun et des extraits de discussions. Ce deuxième roman est basé sur une expérience personnelle qui sera par la suite traitée comme de la fiction. Il y soulève des questions sur les notions d’identité, d’appartenance à un lieu et la logique intérieure du voyage confrontée à l’idée d’échapper à quelque chose Biographie Luis Chaves est poète, romancier, chroniqueur et traducteur. Ses livres ont été publiés au Costa Rica, au Mexique, en Argentine, en Espagne, en Allemagne, en Italie et en Slovénie. En 1997, son livre Los animales que imaginamos a reçu le prix de poésie Sor Juana Inés de la Cruz au Mexique. En 2005, son livre Chan Marshall a été récompensé du prix de poésie Fray Luis de León en Espagne. En 2012, La máquina de hacer niebla a remporté le prix national de poésie du Ministère de la culture du Costa Rica. Sa nouvelle Salvapantallas a récemment été publiée par la prestigieuse maison d’édition espagnole Seix Barral. En 2003, la traduction italienne de ses poèmes (par Raffaella Raganella) a gagné le prix international remis par la Fondation Cassa di Risparmio de Ascoli Piceno. La maison d’édition Hochroth Verlag a publié deux traductions en allemand (par Timo Berger) : Das Foto (2012) et Hier drunter liegt was Besseres (2013). Les traductions en anglais (par Julia Guez et Samantha Zighelboim) ont fait partie du numéro d’octobre 2015 du célèbre magazine Poetry, ainsi que des collections poétiques et du journal Circumference du Pen American Center. En 2011, Luis Chaves a reçu le prix “Jean-Jacques Rousseau” de l’Akademie Schloss Stuttgart en Allemagne. En 2015, il a été membre du programme DAAD des artistes en résidence à Berlin.
Entretien avec Claude Riveline, particpant du groupe de réflexion du projet Etat/Entreprise
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Entretien avec Claude Riveline Interview de Claude Riveline, dans le cadre du colloque " Les métamorphoses des relations Etat/Entreprise " sur le thème : " Les mille visages de l’Etat. Analyse par les quatre niveaux. " "L’Entreprise contre l’Etat ?" de Pierre Musso Dans le cadre de sa résidence à l’Institut en tant que membre associé, Pierre MUSSO a mené un premier cycle d’un séminaire pluriannuel d’un groupe de réflexion qui s’est réuni à plusieurs reprises à Nantes et à Paris autour des métamorphoses relations de l’Etat et de l’Entreprise. Cette publication qui sortira le 21 septembre prochain aux éditions Manucius est issu d’un séminaire et d’un colloque public qui s’est déroulé les 7 et 8 décembre 2016. Résumé de l’ouvrage: Les relations de l’Etat et de l’Entreprise se métamorphosent. Considérer sur le long terme et d’un point de vue anthropologique, comme une institution, l’Entreprise semble imposer sa vision et sa normativité managériale à l’Etat.Elle domine l’économie et l’innovation technologique et étend son emprise dans les domaines culturel et politique. «L’Entreprise pense, l’Etat dé-pense », pourrait-on résumer. En France, l’Etat semble sacralisé, même s’il tend à s’affaiblir, et la grande Entreprise est plutôt l’objet de critiques ou de passions contrastées alors qu’elle tend à se renforcer à l’échelle mondiale. L’Etat et l’Entreprise sont producteurs de cultures, de signes, de rites, de symboles, de concepts et de représentations sociales. D’un côté, l’Etat a des missions étendues et incarne « l’intérêt général », le service public, la nation ou la justice, de l’autre l’Entreprise défend l’efficacité, le profit et la production de biens et services. Mais l’entreprise est-elle même une institution ou une organisation, ou tout simplement l’exercice d’une liberté, celle d’entreprendre ? C’est à ces problématiques que et ouvrage élaboré dans le cadre des séminaires de l’Institut d’études avancées de Nantes, par un collectif de chercheurs de diverses disciplines, des responsables d’entreprises privées ou publiques et des hauts fonctionnaires, tente de répondre. Ouvrage conçu sous la direction de Pierre Musso avec la participation de Marc Chopplet, Pascal Daloz, Corine Eyraud, Pascal Feillard, Jacques Fournier, Jean-Christophe Gracia, Samuel Jubé, Thibault Le Texier, Romain Laufer, Pierre Musso, Jean Peyrelevade, Baptiste Rappin, Claude Riveline, Jean-Philippe Robé, Alain Supiot, Arnaud Teyssier et Michel Volle.
Entretien avec Jacques Fournier, particpant du groupe de réflexion du projet Etat/Entreprise
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Entretien avec Jacques Fournier Interview de Jacques Fournier (Conseil d’Etat), dans le cadre du colloque " Les métamorphoses des relations Etat/Entreprise " sur le thème : " Entre l’Etat et l’Entreprise, quel avenir pour le service public ? " "L’Entreprise contre l’Etat ?" de Pierre Musso Dans le cadre de sa résidence à l’Institut en tant que membre associé, Pierre MUSSO a mené un premier cycle d’un séminaire pluriannuel d’un groupe de réflexion qui s’est réuni à plusieurs reprises à Nantes et à Paris autour des métamorphoses relations de l’Etat et de l’Entreprise. Cette publication qui sortira le 21 septembre prochain aux éditions Manucius est issu d’un séminaire et d’un colloque public qui s’est déroulé les 7 et 8 décembre 2016. Résumé de l’ouvrage: Les relations de l’Etat et de l’Entreprise se métamorphosent. Considérer sur le long terme et d’un point de vue anthropologique, comme une institution, l’Entreprise semble imposer sa vision et sa normativité managériale à l’Etat.Elle domine l’économie et l’innovation technologique et étend son emprise dans les domaines culturel et politique. «L’Entreprise pense, l’Etat dé-pense », pourrait-on résumer. En France, l’Etat semble sacralisé, même s’il tend à s’affaiblir, et la grande Entreprise est plutôt l’objet de critiques ou de passions contrastées alors qu’elle tend à se renforcer à l’échelle mondiale. L’Etat et l’Entreprise sont producteurs de cultures, de signes, de rites, de symboles, de concepts et de représentations sociales. D’un côté, l’Etat a des missions étendues et incarne « l’intérêt général », le service public, la nation ou la justice, de l’autre l’Entreprise défend l’efficacité, le profit et la production de biens et services. Mais l’entreprise est-elle même une institution ou une organisation, ou tout simplement l’exercice d’une liberté, celle d’entreprendre ? C’est à ces problématiques que et ouvrage élaboré dans le cadre des séminaires de l’Institut d’études avancées de Nantes, par un collectif de chercheurs de diverses disciplines, des responsables d’entreprises privées ou publiques et des hauts fonctionnaires, tente de répondre. Ouvrage conçu sous la direction de Pierre Musso avec la participation de Marc Chopplet, Pascal Daloz, Corine Eyraud, Pascal Feillard, Jacques Fournier, Jean-Christophe Gracia, Samuel Jubé, Thibault Le Texier, Romain Laufer, Pierre Musso, Jean Peyrelevade, Baptiste Rappin, Claude Riveline, Jean-Philippe Robé, Alain Supiot, Arnaud Teyssier et Michel Volle.
Entretien #107 avec Claus Halberg
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Projet de recherche : "Phénoménologie, naturalisme et normativité" Ce projet développe une défense de la phénoménologie naturalisée. Il s’agit d’une approche interdisciplinaire de l’étude de l’esprit humain développée par des figures clés de la tradition phénoménologique (Husserl, Heidegger) intégrant les sciences cognitives expérimentales avec une approche descriptive de l’expérience consciente à la 1ère personne. La phénoménologie naturalisée a été initiée durant les années 1990, entre autres, par le neurobiologiste Fransisco Varela et d’autres chercheurs basés au Centre de Recherches en Epistémologie Appliquée de l’Ecole Polytechnique de Paris. Malgré son succès, des adhérents de l’orthodoxie classique de la phénoménologie ont attaqué sa naturalisation en affirmant notamment qu’une telle approche de l’étude de l’esprit risquait d’alimenter la crise culturelle du nihilisme qu’Husserl considérait comme la conséquence inévitable d’une position naturaliste. D’autres attaques revendiquent que la phénoménologie ne peut tout simplement pas être naturalisée pour des raisons structurelles essentielles. Ce projet examine les contre-arguments possibles en faveur de la phénoménologie naturalisée. Il établit le bien-fondé et l’opportunité, jusqu’ici inexploitée, d’une rencontre entre les travaux de Merleau-Ponty et de Canguilhem sur la philosophie de l’organisme, tous deux s’inspirant du travail de Kurt Goldstein sur la psychopathologie humaine. Biographie Claus Halberg est philosophe, dont les recherches s’inscrivent principalement dans le champ de la phénoménologie, des approches féministes et les études sur le genre. En août 2006, il obtient une bourse doctorale à la Facultés des lettres et sciences humaines de l’Université de Bergen où il soutient avec succès en 2013 sa thèse de doctorat sur la philosophie de la nature chez Merleau-Ponty. Durant cette période et au cours des années suivantes, il occupa plusieurs postes temporaires en tant que chargé de travaux dirigés ou enseignant, initiant les étudiants de première année à la philosophie et la pensée critique. Dans le même temps, il donna des cours aux étudiants inscrits en licence, option études sur le genre, à l’Université de Bergen.
Entretien #7 avec Christina Ciucu
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Projet de recherche: "Sionisme politique et anti-sionisme religieux: à la recherche d’une identité, redéfinir la nation" "Par le truchement d`une analyse des principaux textes de l`antisionisme religieux - de Isaac Breuer, R. Yoel Teitelbaum et R. Hayim Shapira de Munkacs - ainsi que de plusieurs textes représentatifs du Sionisme politique, par une mise attentive en contexte et en contraste, je me propose de démarquer les définitions antagonistes de l`identité, la façon dans laquelle ces perspectives radicalement opposées se légitiment et quelques unes de leurs implications dans la sphère sociale et politique. Cet essai de reconstruire en déconstruisant le processus de définition identitaire dans les cas de deux positions opposantes suit trois axes : I. Peuple versus Nation : une définition « traditionnelle » du « peuple » juif comme opposée à la définition nationale constituée à la fin du dix-neuvième siècle. II Messianisme religieux versus l’Etat Juif: le devenir de cette idée extrèmement complexe, telle qu’elle est reflétée dans les interprétations religieuses contemporainres, en contraste avec ses métamorphoses dans l’idéologie politique sioniste. III Terre Sainte versus Colonialisme: le rôel joué par lan otion religieuse de "terre sainte" dans le discours du Sionisme politique, contrasté avec le discours anticolonial - qui rencontre les discours postcoloniaux contemporains - de l’antisionisme religieux."
Entretien #105 avec Anne Dubos
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Projet de recherche : « Fantôme de la forme graphique, pour une archéologie du geste » L’étude de l’histoire des théâtres indiens met en évidence la variété des techniques du corps de l’acteur. Sur la base de l’analyse de cas concrets de performance, la recherche d’Anne Dubos vise à mesurer la transformation du geste à travers le temps et l’espace. Interrogeant les progrès épistémologiques et technologiques, Anne est l’auteur de plusieurs installations transmédia qui combinent performance traditionnelle et arts numériques. Le but de sa recherche est de concevoir des outils interactifs où la connaissance est étroitement associée à la performance du corps. Elle interroge par là les processus d’archive du geste technique au sein des politiques de conservation du patrimoine. Son projet tend également à générer de nouveaux outils d’archivage pour les sciences sociales. Biographie Anne Dubos est anthropologue et artiste transmédia. Sa thèse de doctorat d’anthropologie sociale, soutenue en janvier 2013 à l’École des Hautes Études en Sciences sociales (EHESS), porte sur la transmission du geste dans la pratique des théâtres contemporains au Kérala (Inde du Sud). Dans la lignée de Marcel Mauss, Leroi-Gourhan, Adam Kendon ou Marcel Jousse, elle interroge la définition du geste humain. À travers une étude morphogénétique des théâtres où la capture des mouvements permet d’illustrer leur métamorphose à travers le temps et l’espace (D’Arcy Thompson : 1917), sa recherche repose sur l’hypothèse selon laquelle la vie du geste est régie selon une écologie de pratique (Bateson : 1983). À Paris comme en Inde, elle organise des ateliers de recherche transdisciplinaires où l’acteur est « agent » : il est à la fois auteur et complice de la trace qu’il forme avec son corps dans l’espace du dispositif. À la recherche de nouveaux paradigmes, elle interroge l’émergence de nouvelles théories sur la perception du mouvement et la cognition. Pour cela, elle a fondé la compagnie Little Heart Movement, au sein de laquelle collaborent danseurs, comédiens, artistes numériques ingénieurs, informaticiens, chanteurs, musiciens, anthropologues, géographes, architectes, psychologies et (bio)mécaniciens.
Entretien #6 avec Charles-Didier Gondola
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Projet de recherche : «Cowboys sous les tropiques : jeunesse, culture populaire et masculinité à Kinshasa à l’ère coloniale» Dans les années 1950, une certaine idée de l’»Ouest» (américain) a balayé les townships africains de Kinshasa comme un feu sauvage. Ce phénomène a influé la socialisation des jeunes, la construction de la masculinité, l’émergence des cultures populaires, et même l’évolution politique du Congo. Au cours de la décennie tumultueuse de la décolonisation du Congo, plusieurs bandes de jeunes, qui s’appelaient eux-mêmes les Bills (comme dans Buffalo Bill, leur héros éponyme), se sont formées dans la plupart des cantons de Kinshasa, en particulier dans les franges les plus reculées de la capitale tentaculaire. Ils avaient une chose en commun, leur fascination pour les films de cow-boy, qui étaient devenus l’industrie de base dans les salons de film de fortune à travers les cantons de Kinshasa. Classiques scènes d’attaques indiennes, luttes internes parmi les pionniers, reparties paillardes, plaisanteries grivoises, personnages féminins exubérants qui, néanmoins, sont en proie aux hommes lubriques, des histoires de trahison et de bravades, des méchants et des héros qui s’affrontent dans la frontière du non-droit, sont quelques-unes des scènes qui infusaient l’indiscipline dans l’esprit de ces jeunes spectateurs et les invitaient à rejouer dans les régions tropicales l’effervescence et l’agitation de l’Ouest américain. L’un des principaux objectifs de ce projet est de démontrer que l’étude des cultures populaires peut éclairer la façon dont les changements sociaux systémiques se produisent, comment les cultures de masse sont utilisées pour définir une politique, et comment ils peuvent finalement être cooptés par l’Etat pour aider à maintenir le statu quo politique et social. Mon projet est aussi ancré sur l’hypothèse que la masculinité est une construction sociale, normative, et multiforme qui a permis aux sociétés de créer et de contrôler les frontières entre les différents espaces de genre et de générations.
Entretien #5 avec Brian Langille
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Projet de recherche : "Le droit du travail est-il possible ?" Le droit du travail est rendu possible par, et dépend d’un récit auto-formateur, qui décrit son domaine empirique, identifie ses espaces de construction conceptuelle, et fournit une explication normative de sa signification. On sait depuis longtemps que la longue narration dominante du Droit du travail est en état de siège. De nombreux chercheurs ont documenté la disparition de ses bases empiriques/ conceptuelles - le déclin du modèle standard d’emploi, et ainsi de suite. Mais peu d’entre eux ont identifié et pris en compte l’autre tâche à venir - celle de comprendre les comptes traditionnels d’évaluation et de se demander si un nouveau type d’évaluation plus morale existe ou peut être appelé à l’existence. Ce projet de recherche expose et explore cette veine normative. Il s’appuie sur les travaux d’Amartya Sen, et sur sa description de la notion de « liberté humaine » en tant que source d’inspiration. L’objectif est d’identifier et d’expliquer la nouvelle acceptation du droit du travail. Cela implique, entre autres, un réexamen afin de savoir si le droit du travail peut être « influencé » sur le plan mondial et en particulier dans les « pays en voie de développement », par exemple par l’OIT. Éléments biographiques : Brian Langille est professeur de droit à l’Université de Toronto. Il y assure aussi des enseignements au Centre des Relations Internationales et au Centre d’études des Relations Industrielles et est membre du Centre d’Ethique. Directeur adjoint du cycle de Master et Doyen de la Faculté de droit, le professeur Languille a aussi siégé au Conseil d’administration de ’Université de Toronto. Il a étudié la philosophie à l’Université Acadia et le droit à l’Université de Dalhousie et d’Oxford. Il a exercé à l’Université de Dalhousie avant d’avoir un poste à Toronto. Il a récemment effectué un séjour de recherche auprès de l’OIT à Genève, à l’Institut des Etudes Internationales de l’Université de Genève, à l’Institut Européen de Florence, au Centre de Recherche en Droit Transnational de Londres, à la Faculté de droit de l’Université de Dalhousie à Halifax, ainsi qu’à l’Université Pompeu Fabra de Barcelone. Il concentre à présent ses recherches sur les fondements du droit du travail au Canada et au plan international, et sur la constitutionnalisation des droits liés au travail. Il a donné de nombreuses conférences sur le sujet, et a été consulté en tant qu’expert par les gouvernements canadiens successifs et l’OIT.
Entretien #4 avec Bin Li
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Projet de recherche : « La contribution du droit chinois à la synergie entre droits de l’homme et droit du commerce dans le contexte de l’internationalisation du droit : une recherche au regard de la protection du droit de propriété » La promulgation de la loi sur les biens en 2007 est un événement important de la construction du système juridique chinois. L’acceptation des instruments juridiques internationaux relatifs à la garantie des investissements étrangers, ainsi qu’à la protection des droits de propriété intellectuelle précède la formation du droit interne en matière de propriété. L’aménagement de la mise en œuvre des garanties constitutionnelles et législatives par l’intégration des normes internationales économiques, mais aussi celles des droits de l’homme, pour le renforcement du droit de propriété dans l’ordre juridique interne conduirait à démanteler le cloisonnement entre commerce et droits de l’homme. Partant d’un esprit de synergie entre droit du commerce et droit des droits de l’homme, ainsi qu’entre droit interne et droit international, la recherche vise à découvrir la dynamique du droit et la contribution du droit chinois dans ce processus d’harmonisation du droit autour des valeurs communes.
Entretien #3 avec Ana-Maria Zahariade
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« Hommage à Vitruve : enquête sur l’héritage esthétique dans la théorie de l’architecture » Le projet a pris forme en partant de deux directions. D’une part, il est lié à une recherche plus large sur l’élaboration théorique du beau dans les traités d’architecture. Plus que d’autres théories de l’art, ces traités présentent une inertie étonnante à cet égard ; ils restent figés dans une structure rigide, où un « registre esthétique » expose une conception plutôt unilatérale. Cette étroitesse théorique - que ma recherche tente d’interroger - peut être soupçonnée, non sans raisons, de tributaire de l’antique De Architectura Libri decem de Vitruve, référence incontournable dès la Renaissance. Peut-on vraiment tenir Vitruve pour responsable du manque de souplesse qui caractérise la théorisation du beau en architecture ? Cette question a acquis une relative autonomie à l’intérieur de la recherche. Plus je relis les Dix livres, plus les idées de Vitruve sur la beauté architecturale me semblent plus riches, plus souples et plus architecturales que leur postérité ; le Vitruve de l’antiquité semble diffèrent du Vitruve que les théoriciens qui l’on suivi ont voulu voir en lui. Du point de vue de l’architecte, je poursuis l’hypothèse que, dans une certaine mesure, les dix livres ont été lus, traduits et interprétés en utilisant en quelque sorte, « une clé » impropre aux intentions de leur auteur : certaines idées ont été déformées, d’autres oubliées, des ambiguïtés ont été transformées en normes, des doutes en certitudes... ; d’autres ont fleuri de manière inattendue... La tentative de voir la beauté architecturale « par ses yeux » est l’hommage que je souhaiterais rendre à Vitruve. Ainsi, j’espère que les deux directions menant à la recherche du beau dans la théorie de l’architecture pourraient se compléter réciproquement. Peut être, cela servirai aussi au discours contemporain, qui a presque banni le beau de son vocabulaire. Est-ce qu’il a réellement perdu toute actualité en architecture ?