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Conférence d’Odile Journet-Diallo :
27 Octobre 2015
Conférence

Conférence d’Odile Journet-Diallo : "La division sexuelle au prisme du rite, exemples ouest-africains"

Le mardi  27 octobre 2015 à 18h dans l’amphithéâtre Simone Weil.

Odile Journet-Diallo, ethnologue, est directrice d’études émérite à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Tandis qu’elle enseignait l’anthropologie et la sociologie à l’Université de Saint-Etienne puis de Lyon 2, elle a rejoint le Laboratoire « Systèmes de Pensée en Afrique Noire » alors dirigé par Michel Cartry. Aujourd’hui membre de l’Institut des mondes africains, elle poursuit, dans le cadre de travaux comparatifs, des recherches au long cours en pays jóola (diola) à la frontière du Sénégal et de la Guinée-Bissau. Elle a, entre autres, publié « Les créances de la terre. Chroniques du pays jamaat (Jóola de Guinée-Bissau) » (Brepols, 2007).


Thème de la conférence :

Dans l’inflation actuelle des études sur « le genre » – très généralement rabattues, lorsqu’il s’agit de l’Afrique, sur le thème « femmes et développement » –, l’exploration des rituels et des montages de représentations qui instituent la différence des sexes semble largement délaissée.

Les sociétés africaines offrent pourtant à cet égard un tableau extrêmement riche et diversifié. Sur la scène rituelle, la différence des sexes intervient comme objet façonné par le rite, comme opérateur symbolique, comme instrument rituel mais elle s’observe d’abord dans les modalités extrêmement complexes du partage et de l’articulation des compétences attribuées à l’un et l’autre sexe.

Dès lors que l’on prête attention à la manière dont s’imbriquent et/ou se répondent des rites ou des rôles rituels réputés «masculins» ou «féminins» d’une part et, de l’autre, aux contextes qui commandent de façon nécessaire la réédition d’un procès de différenciation (ou, à l’inverse, sa mise en suspens), surgit une série de questions qu’une analyse en termes de domination ou de différence irréductible sont loin d’épuiser.

On s’appuiera sur l’exemple de quelques sociétés de la région des « Rivières du sud » (sociétés littorales de la Gambie à la Sierra Leone) lesquelles ont développé un modèle de division plus ou moins abouti de tout l’espace religieux et/ou initiatique selon les sexes. Leur singularité invite à réexaminer les oppositions les plus communément associées, en ces domaines, à la division sexuelle (dedans/dehors ; actif/passif ; relation d’avoir/relation d’être, etc.).

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