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Après la loi indienne
18 mai 2020
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Après la loi indienne "Citizenship Amendment Act": Conflits religieux et coronavirus

Bien que le "Fugitive Offenders and Mutual Legal Assistance in Criminal Matters Legislation (Amendment) Bill" à Hong Kong et le "Citizenship Amendment Act" (CAA) en Inde sont deux législations différentes par nature à des fins de comparaison, les deux textes de 2019 ont déclenché dans chacun des pays d’intenses protestations de rue et une grave fracture sociale. Cet article, en forme de note d’actualité, présente aux lecteurs chinois de Hong Kong que les réfugiés persécutés par des causes religieuses au Pakistan, au Bangladesh et en Afghanistan sont inclus dans le cadre protecteur, mais que la controverse porte sur le fait que les réfugiés musulmans sont exclus par la CAA. Depuis que le président Modi et le parti au pouvoir, le Bharatiya Janata Party (BJP), sont au pouvoir en 2014, les musulmans en Inde se sentent marginalisés par la montée de l’idéologie Hindutva. On peut évoquer comme exemple récent le verdict rendu par un tribunal indien concernant la destruction de la mosquée Babri et l’attribution du site sacré d’Ayodhya aux hindous. Bien que les conflits de rue entre hindous et musulmans aient été temporairement suspendus en raison de l’épidémie de coronavirus, l’article affirme que les relations entre hindous et musulmans restent difficiles ; les musulmans de Tablighi Jamaat étant accusés d’être à l’origine de la "propagation de super-virus". Parce que les relations entre hindous et musulmans indiens ont un impact sur la stabilité de l’Asie du Sud et du Sud-Est, l’évolution de la situation en Inde mérite notre observation permanente.

Un résumé à retrouver sur le site du journal Ming Pao ici.