Dialogues de la Chaire – Penser la Terre habitable : regards croisés sur la zone critique

Date
01 juin 2026

La chaire Habiter au prisme des limites planétaires accueille cette année en résidence l’anthropologue Veronica Calvo Valenzuela. Son travail s’articule notamment autour des ateliers Où atterrir ?, qu’elle a co-développés au Collège des Bernardins en dialogue avec Bruno Latour. À travers deux rencontres, les 30 mars 2026 et 1er juin 2026, elle propose de mieux comprendre comment cette démarche permet aux acteurs du territoire - urbanistes, architectes, aménageurs, institutions - d’identifier leurs interdépendances, sociales, affectives, économiques et bio-physico-chimiques, avec les milieux qu’ils habitent et transforment.

Le 1er juin 2026, ce deuxième rendez-vous des Dialogues de la chaire Habiter au prisme des limites planétaires, ouvert au public, invite à repenser une question essentielle : comment penser une Terre à la fois habitée et habitable ?
À partir de la notion de « zone critique », cet espace fragile où interagissent sols, eaux, air et vivant, l’anthropologue Verónica Calvo Valenzuela et le géochimiste Jérôme Gaillardet croiseront leurs approches pour renouveler en profondeur notre regard sur les territoires.

Sur inscription obligatoire : https://forms.gle/3rf9iZBH2Q3ScXsK9 

Logo chaire Habiter
Horaires

14h à 18h

Lieu

à l’école nationale supérieure d’architecture de Nantes 
6 Quai François Mitterrand, 44200 Nantes

Informations

Sur inscription obligatoire : https://forms.gle/3rf9iZBH2Q3ScXsK9 

Penser la Terre à partir de la zone critique

Dans le cadre des Dialogues de la chaire Habiter au prisme des limites planétaires, cette deuxième rencontre propose d’explorer la notion de « zone critique », entendue comme la fine pellicule de la Terre où se déploient les conditions du vivant.

Au croisement des sciences de la Terre et des sciences humaines et sociales, cette notion invite à repenser les territoires non plus comme des surfaces abstraites, mais comme des milieux complexes, dynamiques et interdépendants. Elle engage ainsi une transformation de nos manières de percevoir, de décrire et d’habiter le monde.

Modérée par Caroline Lanciaux, coordinatrice de la chaire à l’Institut, la discussion réunira l’anthropologue Verónica Calvo Valenzuela, résidente de la chaire Habiter au prisme des limites planétaires, et le géochimiste Jérôme Gaillardet, spécialiste des cycles biogéochimiques à l’Institut de physique du globe de Paris. Ensemble, ils croiseront leurs approches pour éclairer les dimensions à la fois matérielles, politiques et sensibles de la zone critique, et ouvrir des perspectives pour penser une Terre durablement habitable.

Jérôme GAILLARDET

Géochimiste et professeur en sciences de la Terre à l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP), membre de l’Institut universitaire de France, ses recherches portent sur les cycles biogéochimiques et la composition chimique des rivières. Il s’intéresse en particulier au rôle de l’altération chimique et des flux de matière dans le fonctionnement de la zone critique, cette fine pellicule de la Terre où interagissent roches, eaux, air et vivant.

Ses travaux s’appuient notamment sur la géochimie isotopique pour analyser les processus naturels et les transformations liées aux activités humaines, de l’échelle des bassins versants à l’échelle globale.

Il coordonne l’infrastructure de recherche nationale OZCAR (Observatoires de la zone critique) et participe au développement de réseaux internationaux d’observation, contribuant à structurer une science du terrestre attentive aux interactions entre milieux et sociétés.

Auteur de La Terre habitable ou l’épopée de la zone critique (La Découverte, 2023), il participe également à renouveler les manières de penser et de décrire la Terre à l’ère des bouleversements environnementaux contemporains.

Verónica CALVO VALENZUELA

"La dernière maison. De l'intégration de l'anthropologie et des sciences de la Terre pour comprendre l'habitabilité en zone critique urbaine"

Ce projet explore les liens entre les dynamiques biophysiques de la Terre et les manières humaines d'habiter le monde. En s'appuyant sur les sciences de la zone critique, ces sciences qui étudient la fine pellicule de vie à la surface de la planète, Verónica propose d'y ajouter une perspective anthropologique, attentive aux différentes formes d'interdépendance qui articulent le territoire, en zone critique urbaine.

Sa démarche reprend la méthode de "l'autodescription des territoires" employée dans "Les ateliers Où atterrir?", co-développés au Collège des Bernardins avec Bruno Latour. Dans le contexte de sa résidence au sein de la Chaire Habiter,  Verónica  invite les planificateur.e.s du territoire (urbanistes, architectes, aménageurs....) à identifier leurs interdépendances sociales, affectives, économiques et écologiques avec les milieux qu'ils et elles habitent et transforment. Le projet vise à tester auprès de ces experts une méthode transversale et holistique de sorte à réfléchir à des outils en mesure d'appréhender la complexité des problématiques territoriales contemporaines. En dialogue avec les recherches menées à l'Observatoire Nantais des Environnements Urbains (ONEVU), ce projet propose de repenser ce qui fait territoire dans une réflexion élargie sur l'habitabilité de la Terre.