Partenaire de la Maison Julien Gracq, organisatrice du festival Les Préférences, l'Institut d'études avancées de Nantes accueille, le jeudi 17 septembre 2026, une journée de rencontres littéraires avec l'écrivaine Hajar Azell, autrice de L'envers de l'été (Gallimard, 2021). Conçues en priorité pour les élèves de deux classes du collège Sophie Germain de Malakoff, ces rencontres, également ouvertes au grand public, illustrent l'engagement de l'Institut en faveur de la transmission et du dialogue avec les jeunes générations.
En faisant se rencontrer une autrice contemporaine, des collégiens et tous les publics, cette étape du festival prolonge la volonté de la Maison Julien Gracq et de l'Institut de faire de la littérature un espace d'échange, de réflexion et d'ouverture sur le monde.
L'accès est gratuit, sur inscription via ce formulaire, dans la limite des places disponibles.
10h15 à 11h15
14h15 - 15h15
Institut d'études avancées de Nantes
5, allée Jacques Berque
L'accès est gratuit, sur inscription via ce formulaire, dans la limite des places disponibles.
Biographie
Hajar Azell est une écrivaine née à Rabat en 1992. Après des études en philosophie et en économie, elle se consacre désormais à l’écriture et à l’enseignement. De 2013 à 2020, elle a dirigé Onorient, un webmagazine dédié aux artistes émergents d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Elle est l’autrice de L’envers de l’été (Gallimard, 2021, traduit en arabe), qui explore les non-dits de l’enfance, et Le sens de la fuite (Gallimard, 2025, prix de la Grande Mosquée de Paris, traduit en italien), qui raconte les débuts d’une journaliste pendant les révolutions arabes. En ce moment, elle écrit « Tant j’ai oublié », un roman-enquête au sujet d’un écrivain tangérois tombé dans l’oubli. Chacun à sa façon, ses personnages se débattent avec le silence pour écrire leur propre version de l’Histoire, et déjouer celles des narrateurs officiels.
L’envers de l'été, éd. Gallimard, 2021
« Chaque année avant les adieux, Nina organisait le partage des figues du mois d’août. Des dizaines de petits doigts s’agrippaient aux branches, tâtaient la pulpe molle des fruits avant de les arracher. Le sol se couvrait de violet. On rentrait à la maison avec de la sève blanche sur les doigts et, dans la bouche, ce goût sucré et granuleux qui marquait la fin de l’été. »
Dans la grande maison familiale au bord de la Méditerranée, Gaïa vient de mourir. May, sa petite-fille, qui a grandi en France, éprouve le besoin de passer quelques mois dans la maison avant sa mise en vente, en dehors de la belle saison. Elle y découvre, en même temps que la réalité d’un pays qu’elle croyait familier, le passé des femmes de sa lignée. En particulier celui de Nina, la fille adoptive de Gaïa, tenue écartée de l’héritage. Le paradis de son enfance se révèle rempli de blessures gardées secrètes.
Derrière la sensualité du décor, Hajar Azell fait apparaître l’extrême violence des rapports familiaux et des interdits sociaux qui pèsent principalement sur les femmes. Elle décrit aussi les coulisses du bonheur, les parenthèses ensoleillées des vacances en famille qui laisseront au cœur de ceux qui repartent une profonde nostalgie et chez ceux qui restent une douleur lancinante.
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