L’Institut d’études avancées de Nantes a le plaisir d’ouvrir le lundi 13 avril 2026 à 18h00 la première édition de la Chaire Communs : savoirs, pouvoirs et crises avec une conférence inaugurale marquant le début de résidence de trois chercheuses venues du Mexique.
Claudia Rosina Bara, Paola Abril Campos et Karla Nicol Hernández Puente présenteront leur projet de recherche collective explorant la transition des systèmes agroalimentaires vers des modèles de gouvernance collective à la croisée des expériences du Mexique et de la France. Cette intervention sera l’occasion de poser les fondations d’un dialogue transatlantique sur l’alimentation comme bien commun face aux défis de la marchandisation globale.
18h à 19h30
Suivi d'un verre pour prolonger les échanges
Exclusivement en présentiel
Amphithéâtre Simone Weil
Institut d'études avancées de Nantes
Inscription gratuite mais obligatoire : formulaire d'inscription
Conférence en espagnol et en français
avec interprétation en temps réel par Margarida Llabrés Rotger
Défis et opportunités de la gestion collective de nos aliments comme bien commun : dialogues et perspectives entre le Mexique et la France
Cette communication analyse la transition des systèmes agroalimentaires vers des modèles de gouvernance collective, en établissant un dialogue critique entre les réalités du Mexique et de la France. Il s’agit de confronter le concept de « l’aliment comme bien commun » à la logique globale de corporatisation et de marchandisation dans le contexte des deux pays.
À travers une approche de recherche-action, les autrices s’appuient sur leurs propres trajectoires académiques et de lien social pour explorer comment l’alimentation devient un territoire d’auto-organisation et de résistance. Seront présentés des exemples tels que les mouvements des Réseaux Alimentaires Alternatifs (RAA) au Mexique et d’autres formes de gestion collective des aliments, afin d’identifier leurs caractéristiques et les défis auxquels ils font face. Un cadre conceptuel sera proposé pour analyser dans quelle mesure ces initiatives parviennent à gérer l’alimentation de manière collective.
Le plan de travail pour l’étude des initiatives en France, mené lors d’une résidence collective, sera exposé, avec l’objectif de transférer les apprentissages du contexte mexicain comme base pour un dialogue transatlantique. Nous aborderons les défis et opportunités de ces initiatives, en mettant l’accent sur l’organisation sociale autour de la conservation et de la défense des semences libres, la production agroécologique, les économies alternatives et les espaces de consommation collective des aliments, notamment dans les écoles, à partir d’une perspective écoféministe qui privilégie la vie et le soin collectif plutôt que le seul bénéfice financier.