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L’IEA de Nantes invité de l’émission ’Les Nouveaux chemins de la connaissance’ sur France Culture
6 Juillet 2012
Conférence

L’IEA de Nantes invité de l’émission ’Les Nouveaux chemins de la connaissance’ sur France Culture

Quatre résidents de la promotion 2011-2012, Ana Maria Zahariade, Luca d’Ambrosio, Bin Li et Jean-Godefroy Bidima, sont les invités d’Adèle Van Reeth et Philippe Petit à l’émission ’Les Nouveaux chemins de la connaissance’ sur France Culture le 6 juillet 2012:

"Aujourd’hui les Chemins vous proposent une émission consacrée à la recherche. Ou plutôt à un institut de recherche qui se trouve à Nantes. Comment se portent les résidents de l’IEA de Nantes ? Il n’est pas la peine de leur poser la question. Ils sont tous ravis. Aucun ne se plaint. Ils sont sur un nuage. Enfin, c’est ce que nous allons voir dans un instant. Mais c’est vrai, je n’ai rencontré jusqu’alors que des résidents heureux. Ce n’est pas faute d’avoir essayé de les pousser dans leur retranchement. Ils voguent sur le navire de l’Institut comme s’ils étaient sur un îlot, une péninsule, un territoire à part. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, le logo de l’IEA reprend une des très rares représentations d’un bateau européen vu par des Africains. Il nous rappelle l’histoire du port de Nantes au temps de l’esclavage, avant même que le monument du Mémorial à l’abolition de l’esclavage, inauguré en mars dernier, exhibe à son tour son musée en forme de cale de bateau sur la quai de Fosse, d’où partaient les bateaux chargés de textile, d’armes et d’alcool, cargaisons échangées en Afrique contre des esclaves. Car l’Institut fut inauguré en février 2009 par celui qui est aujourd’hui premier ministre. Il accueille depuis chaque année une vingtaine de chercheurs qui ont une admiration sans borne pour le directeur de ce lieu propice à la recherche et à l’échange intellectuel.  J’ai nommé le juriste Alain Supiot  qui lorsqu’il ne parcourt pas le monde pour se confronter aux autres cultures que la sienne veille sur ses résidents comme un hôte accueillant et disert. Il n’impose aucun programme à ses chercheurs et préfère qu’ils se programment eux-mêmes. Il se méfie des modes d’organisation trop rigides. Il fait confiance. Face à la Loire, et dans des conditions de confort monacal, cela permet à chacun de se refaire une santé. D’être à son aise. Et d’être créatif. L’année s’achève, quatre résidents sont venus nous parler de cet Institut hors pair."

                                                                 par Philippe Petit et Adèle Van Reeth