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"La dualité du langage chez Ferdinand de Saussure"

Atelier organisé par Arild Utaker, Professeur de philosophie à l’Université de Bergen (Norvège), résident à l’IEA de Nantes 2010/2011
et François Rastier, sémanticien, Directeur de recherche au CNRS


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Mardi 19 avril de 16h à 19h
IEA de Nantes - 5 allée Jacques Berque à Nantes
Salle du Conseil 

 

En 1996, un manuscrit de Saussure - « De l’essence double du langage » - fut retrouvé dans l’orangerie de sa famille à Genève et publié ensuite dans « Eléments de linguistique générale » (Gallimard, 2002). L’ironie de l’histoire voulut ainsi que Saussure, acclamé comme le fondateur de la linguistique moderne, n’a pas été compris. En effet, la pensée moderne du langage a été fondée sur une incompréhension fondamentale à son égard. Ce qui a échappé, c’est l’essence du « double » : la dualité a été comprise comme un rapport antinomique ou dichotomique : Saussure aurait été « le grand révélateur des antinomies » selon Roman Jakobson. Cette méconnaissance n’était pas fortuite, mais inévitable à l’intérieur de notre « logique de l’identité » à laquelle la tradition logico-grammaticale reste liée, et la dualité au sens de Saussure reste ainsi inconcevable. Un signe qui n’est pas identique à lui-même, habité par une différence hétérogène, sans substance, lié à un vide et qui est à la fois «signifiant » et « signifié », donc deux en même temps qu’un : tout cela suppose une logique tout autre que celle qui nous vient d’Aristote. D’où l’enjeu de ce petit colloque ; comment penser la dualité chez Saussure et comment - tâche urgente dans notre époque digitale - développer une « logique de la dualité » ?

 

L’ordre des thèmes :
1) Le manuscrit retrouvé en 1996, son contexte et son importance pour une reconsidération de Saussure.
2) Les sens du « double », les « dualité » et leurs rapports avec une « logique de l’identité ».
3) L’ontologie comme « erreur fondamentale » ; Les dualités du langage comme critiques de la métaphysique occidental.
Pause Café
4) La réduction du signe chez Lacan et Derrida (du signe au signifiant et à la différance).
5) Subjectivité, culture et langage ; l’institution du signe et la constitution du sujet.
6) La réception de Saussure ou comment devenir impensable.
 

 

Les chercheurs de l’Université de Nantes intéressés à suivre les travaux sont invités à contacter M. Arthur Favreau (arthur.favreau@iea-nantes.fr / 02.40.48.30.25).